Page précédente Alger et l'Algérie- Charles de GALLAND Retour page Table des matières Chapitre V - Dans le Département de Constantine Page suivante
     
  
ce remarquable spécimen de construction antique pouvait être libéré de tout ce qui l'encombre, Philippeville ajouterait à ces nombreux avantages naturels, à son musée très intéressant, un attrait de plus. Quelles belles fêtes on donnerait dans ce monument témoin des siècles passés !

Philippeville se trouve dans une situation privilégiée sur le golfe de Stora, avec l'allure d'une cité maritime desservie par l'avant-port et la grande darse, l'un et l'autre protégés par la jetée du Nord.

Excursion de Philippeville à Stora le long du rivage (4 kilomètres).

Jardin Landon à 4 kilomètres.

Les carrières de marbre du Filfila à 24 kilomètres.

COLLO

Collo, à 66 kilomètres de Philippeville, a son passé et sa période épique sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, ce qui excède le cadre et les limites de ces rapides esquisses. Là, aussi, nous retrouvons la main-mise de ces étonnants Phéniciens, hommes de la mer, colporteurs infatigables, en quête de nouveauté et d'affaires.

Sur la baie de ce nom, en un site pittoresque, Collo deviendra, de plus en plus, un centre recherché pour les excursions sur le rivage en montagne et en forêt. Une description ne donnerait qu'imparfaitement l'impression des richesses forestières de la région, de la beauté des panoramas et surtout de l'enchantement des rives de Collo au Cap Bougaroun. Je ne saurais trop insister auprès du sympathique maire de Collo pour obtenir l'édition d'une brochure sur cette région si peu connue et pourtant si attrayante, et aussi la création d'un Syndicat promoteur d'une propagande utile.

 
BATNA
 

Batna, à 1.039 m. 72 d'altitude. Fondée sous le nom de Nouvelle Lambèse par décret du pouvoir exécutif du 12 septembre 1848, près de sources abondantes sur un plateau dit de Ras-el-Aioun, à 120 km au Sud de Constantine et 122 km au Nord de Biskra. Bâtie au pied du versant Nord du massif de l'Aurès, cette ville était en réalité un camp retranché destiné aussi bien à surveiller le sud Constantinois que les tribus turbulentes des montagnards de l'Aurès. Le nom de Nouvelle Lambèse ne prévalut pas et fut remplacé, aux termes d'un décret du 20 juin 1849, par celui de Batna que lui avaient donné les gens du pays.

 
  115  
Page précédente Retour page Table des matières Page suivante