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   sur le territoire français de sa déira qui fit sa soumission et lui-même, après avoir demandé qu'on lui permît de se retirer avec sa famille à Alexandrie ou à Saint-Jean-d'Acre, se rendit, le 23 décembre 1847, au général de La Moricière. Le lendemain il fut présenté au duc d'Aumale qui venait de remplacer le maréchal Bugeaud, comme gouverneur, et, deux jours après, embarqué pour Toulon.

Le gouvernement français ne crut pas possible de ratifier la promesse faite à l'émir de le conduire à Alexandrie, d'où il avait l'intention de se retirer à La Mecque. Il fut interné en France.

Deux mois plus tard, le trône de Louis-Philippe était renversé par la Révolution. Ce ne fut qu'en 1852 que la liberté fut rendue à Abd el-Kader et qu'il reçut l'autorisation de se rendre en Syrie, où il habita Damas.

Jusqu'à sa mort (1883), il resta fidèle à sa parole et donna des preuves fréquentes de sa reconnaissance pour la générosité de la France, notamment en protégeant les chrétiens, lors des massacres de Syrie (1860).

Le duc d'Aumale avait quitté la terre d'Afrique, entouré des respects et de l'affection de l'armée; le général Cavaignac fut appelé au gouvernement général de l'Algérie.

Soumission du Sahara.

Dans le sud de la province de Constantine, le cheikh el-arab qui commandait dans le Zab oriental, et était hostile au bey de Constantine avait, dès 1832, fait acte de soumission à la France et envoyé une députation à Alger.

Depuis, ce commandement était passé aux mains d'un de ses compétiteurs, Ben Ganah,

    

 

   

qui avait réussi à maintenir son autorité et se montrait également fidèle.

En 1841, une colonne avait parcouru sans difficulté une partie des montagnes de l'Aurès dans lesquelles le bey Ahmed avait trouvé un refuge, mais la soumission n'en était pas assurée.

En mars 1844, le duc d'Aumale avait conduit une colonne jusqu'à Biskra et y avait laissé garnison.

Dans le sud de la province d'Alger, à la même époque, le général Marey avait poussé jusqu'à Laghouat et était entré en relations avec le marabout Tedjini d'Aïn Madhi.

En 1846, des colonnes conduites par le général Cavaignac et par le général Renauld avaient parcouru la région des Ksour, au sud de la province d'Oran et s'étaient avancées jusqu'à Moghar et jusqu'à Tiout. Toutefois, aucune garnison permanente n'avait été laissée dans cette région.
 


PÉRIODE DE 1848-1857.

La reddition d'Abd el-Kader marque la fin de la période de la grande guerre d'Afrique. Il restait toutefois à consolider la prise de possession du pays et à faire reconnaître définitivement la souveraineté de la France dans l'extrême Sud et, surtout dans la Kabylie, où nos colonnes n'avaient pas encore pénétré.

Expédition de Zaatcha (oct. et nov. 1849). - Un chérif, Bou Zian, exploitant le mécontentement causé par certaines mesures administratives, insurgea les tribus des Ziban. Une colonne, envoyée sur l'oasis de Zaatcha fut repoussée (juillet 1849).

L'expédition fut reprise, à l'automne suivant, par le général Herbillon avec une colonne de 4,000 hommes.

 
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