Page précédente HISTOIRE DES COLONIES FRANÇAISES - Tome2 - Retour page Table des matières ALGÉRIE - LIVRE II  - CHAP. 1 Page suivante
  LES DÉBUTS ET LES HÉSITATIONS (1830-1834).  
     
  
Duperré hésitait encore à se rendre au mouillage inconnu de Sidi-Ferruch, mais Bourmont, sans toutefois être obligé de montrer ses pleins pouvoirs, imposa son autorité : "Monsieur l'amiral, dit-il, cette fois il faut débarquer. La mer n'est pas mauvaise, vous savez que j'ai le droit de vouloir et je veux que nous débarquions. "
L'AMIRAL DUPERRE ET GENERAL DE BOURMONT SUR LE PONT DE LA "PROVENCE" (d'après une lithographie de Morel-Fatio) L'opération s'effectua le 14 juin, dans la baie qui se trouve à l'Ouest de la presqu'île de Sidi-Ferruch et qui offre, avec une belle plage de sable fin, un bon mouillage bien abrité.
 
La mer était calme et le fond excellent. Sur la presqu'île s'élevait une petite tour, appelée Torre-Chica par les Espagnols, que quelques pièces de canon avaient fait prendre pour un établissement militaire, mais qui était simplement le minaret d'un édifice religieux renfermant le tombeau du saint personnage qui avait donné son nom à la localité.
 
L'ennemi n'opposa qu'une très faible résistance; au consul des États-Unis qui s'étonnait qu'il laissât ainsi débarquer tranquillement l'armée ennemie, Hussein répondit que c'était afin de la détruire plus facilement. La division Berthezène, soutenue par le feu des bâtiments, s'empara sans peine de quelques batteries placées en dehors de la presqu'île. Le débarquement, représenté comme si difficile par les adversaires de l'expédition, s'était opéré en quelques heures et ne nous avait coûté que trente-deux hommes.
 
  105  
Page précédente Retour page Table des matières Page suivante