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  L'ALGÉRIE de 1890 à 1914. La renaissance coloniale.  
     
  
D'autre part, la crise dynastique qui opposait au sultan Abd-el-Aziz son frère Moulay-Hafid ébranlait tout le Maroc. La question du Maroc se posait dans son entier et entrait dans une phase nouvelle. Le gouvernement décida de confier au général Lyautey la direction et la responsabilité de toute la zone algéro-marocaine et le 19 mai 1908, il fut investi de la charge de haut-commissaire du gouvernement dans les confins.
Quelques mois après, il adressait au président du Conseil un programme complet d'organisation, destiné à assurer d'une façon définitive la protection de la frontière algérienne, la sécurité de ses abords, l'innocuité des foyers d'agression voisins.

La période qui va de la fin de 1908 au mois de mai 1910 est une période d'attente. Elle fut d'ailleurs amplement mise à profit pour consolider les résultats acquis, apprivoiser les indigènes, les habituer à notre contact, en faire sentir les avantages à ceux que nous avions sous la main, y préparer ceux qui ne nous connaissaient pas encore. C'est ainsi qu'entre la défaite des harkas et les opérations du printemps de 1910, des zones nouvelles furent acquises sans coup férir à la sécurité et à la pacification. Dans le Nord, le commandant Féraud entrait en relation avec les populations du massif montagneux situé au Sud d'Oudjda.

LE FORTIN DE BOU-DENIB (d'après un document communiqué par l'Illustration.)
Le ksar d'Ain-Chair se ralliait entièrement à notre cause. Les postes de Bou-Anan et de Bou-Denib rassuraient et apprivoisaient graduellement les ksours de l'Haïber et du Haut-Guir, rayonnaient sur les hammadas environnantes, y poursuivaient les djichs et les rezzous. Les populations les plus farouches prenaient confiance et entraient en relations avec nous. Au printemps de 1910, le Sud de l'amalat d'Oudjda et le Nord du Haut-Guir étaient gagnés à notre influence jusqu'au voisinage de la Moulouya.
 
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